Canalblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Art et consommation

Publicité
10 mars 2023

Mentions légales

1. Informations légales

Conformément aux dispositions des articles 6-III et 19 de la loi pour la Confiance dans l'Économie Numérique, nous vous informons que :

Le présent site web est édité par : Fanny SALADINI au Lycée Agricole de Valabre - France actuellement en BTS GPN.

La Responsable de la Publication du site web http://artetconso.canalblog.com peut être contactée via le mail suivant : fanny.saladini@gmail.com

 

2. Responsabilité

L'éditrice s'efforce d'assurer au mieux de ses possibilités l'exactitude et la mise à jour des informations diffusées sur ce site, dont elle se réserve le droit de corriger, à tout moment et sans préavis, le contenu. 

Toutefois, l'éditrice ne peut garantir l'exactitude, la précision ou l'exhaustivité des informations mises à la disposition sur ce site. En conséquence, l'éditrice décline toute responsabilité :

. Pour toute imprécision, inexactitude ou omission portant sur des informations disponibles sur le site

. Pour tous dommages résultant d'une intrusion frauduleuse d'un tiers ayant entraîné une modification des informations mises à la disposition sur le site

. Et plus généralement pour tous dommages, directs ou indirects, quelles qu'en soient les causes, origines, natures ou conséquences, provoqués en raison de l'accès de quiconque au site, et/ou de l'impossibilité d'y accéder

En particulier, l'éditrice n'assume aucune responsabilité pour les dommages qui pourraient être causés à votre matériel informatique suite à votre accès au présent site, utilisation ou téléchargement d'un quelconque de ses éléments (données, textes, images ou vidéos...).

 

3. Liens hypertextes

Des liens hypertextes peuvent renvoyer vers d'autres sites que le présent site. L'éditrice n'exerce aucun contrôle sur les contenus des sites et dégage toute responsabilité dans le cas où le contenu des sites contreviendrait aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.

L'éditrice ne peut en aucun cas être tenue pour responsable des sites ayant un lien hypertexte avec le présent site et décline toute responsabilité quant à leur contenu et à leur utilisation.

 

4. Propriétés intellectuelles

Les reproductions, sur un support papier ou informatique, dudit site et des éléments qui y sont reproduits sont autorisées sous réserve qu'elles soient strictement réservées à un usage personnel excluant tout usage à des fins publicitaires et/ou commerciales et/ou d'information et/ou qu'elles soient conformes aux dispositions de l'article L. 122-5 du Code de la Propriété Intellectuelle.

A l'exception des dispositions ci-dessus, toute reproduction, représentation, utilisation ou modification, par quelque procédé que ce soit et sur quelque support que ce soit, de tout ou partie du site, de tout ou partie des différentes œuvres et modèles de produits qui le composent, sans avoir obtenu l'autorisation préalable de l'éditrice, est strictement interdite et constitue un délit de contrefaçon puni de deux ans d'emprisonnement et de 150 000 euros d'amende.

 

5. Loi applicable - Juridiction

Le présent site et ses conditions d'accès et d'utilisation sont régis par la Loi française. Tout différend relatif au présent site sera soumis à la compétence exclusive des tribunaux français compétents.

 

6. Mise à jour des mentions légales du site

L'éditrice se réserve le droit de mettre à jour les présentes mentions légales à tout moment, en fonction de l'évolution du contenu du site et des contraintes supplémentaires de protection nécessaires.

Publicité
9 mars 2023

Bibliographie

Partie 1 : Consommation culturelle et marché de l’art

 

« Consommer » l’art ?

DARTHOUT Camille-Léonor.- C’est prouvé, écouter de la musique peut réduire jusqu’à 65% du stress [En ligne].- Disponible sur «https://mixmag.fr/read/ecouter-de-la-musique-peut-reduire-jusqua-65-du-stress-et-de-lanxiete-news» (Page consultée en février 2023)

 

Quel accès à la consommation culturelle ?

Pro-j.- La consommation culturelle [En ligne].- Disponible sur «https://proj.siep.be/le-pro-j/la-culture-cest-toi/culture-et-societe/la-consommation-culturelle/» (Page consultée en février 2023)

 

L’Artketing, ou l’utilisation de l’art par les marques

Red Bull Music Academy.- Red Bull Music Academy [En ligne].- Disponible sur «https://ra.co/promoters/7015» (Page consultée en mars 2023)

Arteido.- 5 Collaborations Artiste/Marque De Luxe Qui Ont Marqué La Dernière Décennie [En ligne].- Disponible sur «https://arteido.com/index.php/2022/07/28/bronze-animalier/» (Page consultée en mars 2023)

FORESTIER Amandine.- L’art de la publicité [En ligne].- Disponible sur «https://medium.com/marketing-marques-innovation-lyon/lart-de-la-publicit%C3%A9-8128fb58054e » (Page consultée en mars 2023)

 

Comprendre le marché de l’art

Xerfi Canal.- Comprendre le marché de l’art contemporain [Vidéo en ligne].- Disponible sur «https://www.youtube.com/watch?v=H3isEo3jMMw&t=7s» (Page consultée en mars 2023)

Banque de France.- Bulle spéculative [En ligne].- Disponible sur « https://abc-economie.banque-france.fr/sites/default/files/medias/documents/mda_bulle_speculative_1.pdf

» (Page consultée en mars 2023)

 

 

Partie 2 : L'art et la société

 

L’art écologique au service de la nature

Museum TV.- L’art au service de l’environnement [Vidéo en ligne].- Disponible sur «https://www.youtube.com/watch?v=as_1Yvxc4hs&t=195s» (Page consultée en mars 2023)

 

L’esthétisation du monde, un changement dans notre consommation

LIPOVETSKY Gilles et SERROY Jean.-  L’esthétisation du monde.- Gallimard.- 2016

LEFRANC Clément.- L’esthétisation du monde [En ligne].- Disponible sur «https://www.scienceshumaines.com/l-esthetisation-du-monde_fr_30831.html» (Page consultée en février 2023)

 

Le Pop Art et la dénonciation de la société de consommation

PICOULET Clémentine.- L’œuvre à la loupe : Campbell’s Soup Cans d’Andy Warhol [En ligne].- Disponible sur «https://www.kazoart.com/blog/loeuvre-a-la-loupe-campbells-soup-cans-d-andy-warhol/» (Page consultée en février 2023)

Wikipédia.- Campbell’s Soup Cans [En ligne].- Disponible sur «https://fr.wikipedia.org/wiki/Campbell%27s_Soup_Cans» (Page consultée en février 2023)

 

Interview d’un artiste du recycl’art

Julien Garcia.- Julien Garcia Artiste [En ligne].- Disponible sur «https://www.facebook.com/people/Julien-Garcia-Artiste/100063525609788/?sk=photos» (Page consultée en janvier 2023)

 

 

Partie 3 : L'art et la contestation

 

Qu’est-ce qui distingue un objet d’une œuvre d’art ?

G. Gay-Para.- Qu’est-ce qui distingue une œuvre d’art d’un objet quelconque ?.- 12 pages ; Lycée Ella Fitzgerald, 2015, page 1.- Disponible sur « https://ggpphilo.files.wordpress.com/2014/06/art-cours-textes.pdf »

 

« Supermarket lady », une critique de la société consumériste

Wikipédia.- Supermarket Lady [En ligne].- Disponible sur «https://fr.wikipedia.org/wiki/Supermarket_Lady» (Page consultée en février 2023)

Histoire-d-art.- DUANE HANSON, Supermarket lady, 1969 et sa fiche de révision [En ligne].- Disponible sur «http://histoiredarts.blogspot.com/p/duane-hanson-supermarket-lady-1969.html» (Page consultée en mars 2023)

 

Vandalisme militant : pourquoi s’en prendre aux oeuvres d’art ?

PETIT Pauline.- Pourquoi les militants écologistes utilisent l’art pour mener leur action [En ligne].- Disponible sur «https://www.radiofrance.fr/franceculture/pourquoi-les-militants-ecologistes-utilisent-l-art-pour-mener-leur-action-6570300» (Page consultée en mars 2023)

LeHuffPost.- Les « Tournesols » de Van Gogh aspergés de soupe à la tomate par des militants écologistes [Vidéo en ligne].- Disponible sur «https://www.youtube.com/watch?v=akd8vP0J3qI» (Page consultée en mars 2023)

 

 

Bibliographie réalisée le 25 mars 2023

9 mars 2023

Conclusion

En réponse à la problématique « Comment l’art modifie-t-il notre consommation ? », nous avons pu traiter tout d’abord le sujet de la consommation culturelle et du marché de l’art. Quand on parle de consommation, on pense souvent au premier abord à la consommation de produits standardisés dans les supermarchés, cependant, l’art est un univers qui nous permet d’aborder un autre genre de consommation, qui nous apportent des bienfaits. En effet, l’art nous permet de consommer autre chose que des produits de consommation standardisés. Et justement nous pouvons plus ou moins parler de « consommer » l’art car ce n’est pas un produit comme un autre, il est unique, rare, fait pour passer des messages et transmettre des émotions. Mais nous pouvons quand même en tirer des bienfaits en écoutant de la musique, ou simplement en admirant une œuvre, tels que la stimulation des capacités cognitives, la réduction du stress, et l’augmentation du bonheur.

Cependant, nous avons pu voir que la consommation culturelle n’est pas toujours quelque chose d’accessible. Non seulement un pouvoir d’achat peu élevé peut empêcher les gens de se rendre dans des lieux ou à des évènements culturels, mais la désinformation à propos de ceux-ci, sur leurs dates et leurs lieux par exemple, transmis à travers les différents médias, peut également jouer un rôle dans un consommation culturelle peu élevée.

Ensuite, nous avons abordé le sujet de l’artketing, ce moyen d’utiliser l’art pour pousser les gens à la consommation, non seulement l’art à travers le design des marques (logos, enseignes), à travers leur moyen de communication et de diffusion (publicité), mais aussi lorsque les marques collaborent avec des artistes pour créer des produits limités, des évènements, des packaging. Les marques utilisent donc l’art à des fins marketing, car il est à la fois une source d’inspiration et un moyen de production pour elles.

De plus, nous avons parlé du marché de l'art, caractérisé par une offre et une demande qui changent régulièrement. On y retrouve des fluctuations qui peuvent créer des bulles spéculatives et une formation des prix instable. Cela peut influencer notre façon de consommer l'art en changeant notre perception des œuvres, qui peuvent être considérées comme des symboles de richesse plutôt que des expressions artistiques, elles peuvent être vues comme des investissements Le rôle de l'artiste, de l'œuvre et du client ont également une influence sur la consommation de l‘art. Les artistes peuvent être influencés par les tendances du marché et peuvent créer des œuvres seulement dans le but de répondre aux attentes et à la demande des clients, au lieu d'exprimer leur créativité et leur vision personnelle. Les tendances vont également influencer les acheteurs, qui peuvent vouloir posséder des œuvres populaires, plutôt que des œuvres qui les touchent émotionnellement.

 

 

Dans un deuxième temps, nous avons abordé le lien entre l’art et la société. Les artistes peuvent tout d’abord contribuer à la protection de l’environnement, non seulement à travers l’art écologique, en réalisant des projets de gestion, de réhabilitation, de dépollution mais aussi d'éducation à l'environnement (instruire et informer les gens sur la situation écologique et climatique). Nous avons interviewé Julien Garcia, un artiste sculpteur, qui souhaite changer les mentalités et faire évoluer les consciences sur ce même sujet, en créant principalement des animaux à partir de plastique recyclé. C’est le recycl’art.

De plus depuis la période des Trente-Glorieuses, une période d’abondance, de hausse du pouvoir d’achat, et d’amélioration de nos modes de vie, les artistes se sont intéressés au phénomène de surconsommation. C’est ainsi que le mouvement Pop Art est né au Etats Unis dans les années 1960. Ainsi, nous pouvons dire que l’art modifie notre consommation en nous faisant réfléchir différemment et en nous montrant des facettes de la société, qui encore aujourd’hui, tourne autour de la surconsommation.

L’univers consumériste a également intégré une dimension esthétique à notre monde et l’a généralisée à de nombreux domaines tels que l’alimentaire, la mode, les pubs, le cinéma, le multimédia et bien d’autres. L’esthétique attire et les marques l’ont bien compris. C’est le sujet dont parle Gilles Lipovetsky dans son livre « L’esthétisation du monde ».

 

 

Enfin, nous avons traité le sujet de l’art et de la contestation, en remettant en question la frontière entre un simple objet de consommation courante et une œuvre d’art. La différence se retrouve non seulement dans la technique de création ou de production, mais également dans son utilité et sa rareté. L’œuvre d’art est également faite pour transmettre des messages et surtout des émotions importantes.

Nous avons ensuite analysé l’œuvre « Supermarket lady » de Duane Hanson (1969), une représentation de la femme occidentale moyenne des années 1960, et plus largement de la société consumériste qui impacte nos modes de vies et nous prive petit à petit de notre réflexion et de notre liberté.

Le dernier sujet que nous avons abordé est le vandalisme militant écologique non violent. Des militants du mouvement Just Stop Oil s’en s’ont pris à l’art afin d’éveiller les consciences face à l’urgence climatique et demandent l’arrêt de l’utilisation massive des hydrocarbures.

 

Alors le monde sera-t-il assez conscient et réceptif pour agir rapidement sur sa consommation ?

 

8 mars 2023

Vandalisme militant : Pourquoi s’en prendre aux œuvres d’art ?

Les vandalistes militants écologistes s’en prennent à l’art pour demander l’arrêt de l’utilisation massive des hydrocarbures.

Afin d’exiger l’arrêt immédiat des projets pétrolier ou gazier, les militants écologistes s’en prennent de plus en plus à l’art. Le vandalisme militant et non violent est une forme de désobéissance civile, visant à éveiller les consciences face à l’urgence de la situation.

 

Une action écologiste de désobéissance civile non violente

Le 14 octobre 2022, deux militants de l’ONG britannique « Just Stop Oil » ont lancé une soupe à la tomate sur les Tournesols de Van Gogh, une œuvre exposée à la National Gallery de Londres. Comme nous pouvons le voir dans la vidéo suivante, elles ont délivré un message d’urgence d’arrêt de tout nouveau projet pétrolier avant que la sécurité n’intervienne : "À cause des prix du gaz qui flambent, des millions de familles britanniques ne vont pas pouvoir faire chauffer une brique de soupe cet hiver. Seule la résistance civile peut nous permettre de sortir de cette crise – il est temps de se lever et de défendre ce qui est juste. Qu’est-ce qui a le plus de valeur, l’art ou la vie ?"

 https://www.youtube.com/watch?v=akd8vP0J3qI

 

Pourquoi s’attaquer à l’art ?

Mais alors pourquoi s’attaquer à une œuvre d’art qui n’a pas de lien avec la crise climatique ? La vidéo a été republiée de nombreuses fois, et a engendré des vagues de réactions, positives ou non. Ce qui veut être mis en avant par les deux militantes peut notamment être le fait que les gens réagissent de manière plus importante suite à la dégradation d’une œuvre d’art, que face au changement climatique et à la demande d’arrêt d’utilisation massive des hydrocarbures. Le plus important c’est qu’il faut parler de la situation climatique et énergétique dès maintenant et cesser de repousser les actions que nous pouvons mettre en œuvre pour y remédier, car c’est un problème de l’ordre mondial auquel nous faisons face. Nous devons changer notre consommation !

Des membres de l’association Just Stop Oil ont en effet annoncé « Que vous l'aimiez ou non, notre action « soupe et Tournesols » a suscité un débat à travers le monde entier. ». En expliquant que cela a énervé des millions de personnes, ils pointent notamment l’efficacité de cette action. Cependant, malgré les nombreuses réaction, leur message a-t-il été retenu ? Certains ne l’ont visiblement pas pris au sérieux. Plusieurs se seraient demandé si les moyens de surveillance des musées sont actuellement assez élevés et assez efficaces selon radiofrance.fr Nous pouvons également noter que l’œuvre n’a été que très peu endommagée, ils feraient donc « semblant » d’endommager les œuvres, car leur seul but est de retenir l’attention, et non pas véritablement de détruire l’art. Pour rappel, c’est un acte de désobéissance civile non violente dans le but de dénoncer une injustice.

 Nous finirons sur une citation et une réponse à cela de la part des écologistes et lanceurs d’alerte : « L'art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art », Robert Filiou, « Mais encore faut-il qu'il y ait de la vie ».

 

 

Sources :

https://www.youtube.com/watch?v=akd8vP0J3qI

https://www.radiofrance.fr/franceculture/pourquoi-les-militants-ecologistes-utilisent-l-art-pour-mener-leur-action-6570300

8 mars 2023

« Supermarket lady », une critique de la société consumériste

Dans les années 1960, alors que les modes de vies sont boulversés, l’art permet de montrer une facette de la société.

Durant la période des Trente glorieuses, la surconsommation est valorisée, chacun voit son pouvoir d’achat augmenter. Cependant, Duane Hanson, un artiste de l’hyperréalisme, nous met face à une réalité de la société consumériste avec son œuvre « Supermarket lady ».

 

Une œuvre de Duane Hanson

Connu pour ses sculptures, l’artiste Duane Hanson appartient au courant artistique de l’hyperréalisme, aussi nommé en anglais « photorealism » ou « superrealism » qu’on retrouve dans la sculpture, tout autant que dans la peinture et dans la photographie. Le mouvement consiste en la reproduction d’une image de manière à ce que le spectateur se demande si l’œuvre est réelle, ou si c’est une photographie.

L’hyperréalisme apparaît aux Etats Unis dans les années 1960, dans un contexte d’après-guerre et de bouleversement de la société. C’est la période des Trente Glorieuses, là où l’accès à la consommation de masse et le pouvoir d’achat ne font qu’augmenter. En effet les modes de vie changent et s’améliorent pour laisser place à l’abondance et au lâcher-prise. Les supermarchés et centres-commerciaux font leur apparition, tout comme la standardisation des produits de l’industrie agro-alimentaire. Le confort des populations est amélioré, l’électroménager nous facilite la vie, la télévision prend une place plus importante, et de plus en plus de gens peuvent s’acheter une voiture.

 

 

« Supermarket lady », Duane HANSON, 1969

http://histoiredarts.blogspot.com/p/duane-hanson-supermarket-lady-1969.html

 

L’œuvre est une sculpture grandeur nature de 70 x 70 x 166 cm, et qui est conservée à Aix-la-Chapelle au Ludwig forum. La femme a été réalisée à partir d’un moulage du corps d’un modèle avec pour principal composant de la résine de polyester. Elle a été peinte mais aussi habillée et accessoirisées avec de vrai objets (notamment le caddie) afin de la rendre encore plus réaliste. Elle représente une femme, plutôt enrobée, portant des habits simples avec des couleurs et des formes banales : une jupe bleue, des collants, un haut rose, et des pantoufles bleues. Elle a également un collier de fleurs jaunes, des bracelets au poignet gauche et un sac à main noir au bras droit. Elle porte une sorte de foulard sur la tête, recouvrant ses bigoudis roses. Elle pousse un caddie qui déborde de produits de consommation courante : boîtes de conserve, céréales, Coca-Cola, café, poulet, biscuits au chocolat, pâtes, produits ménagers, papier toilette, pain, croquettes pour chien etc. Aucun produit frais n’est visible, chaque article répond aux caractéristiques de l’industrie alimentaire : les produits sont dans des emballages plastique, carton, ou dans des boîtes de conserve.

 

Impressions et interprétation

La femme représente le confort et l’aisance alimentaire, et laisse également paraître une image négligée probablement dû à l’effet de foule des supermarchés, où plus personne ne se connaît contrairement aux petites épiceries. L’ensemble renvoie une impression de mauvais goût, voire de dégoût. La femme a l’air d’avoir une quarantaine d’années et de faire partie d’une catégorie sociale plutôt modeste, ce qui veut dire qu’elle peut se permettre une grande consommation de produits notamment alimentaires. L’ensemble de la sculpture (le caddie, la femme) symbolisent donc la consommation de masse et l’abondance de cette nouvelle société.

C’est un portrait peu flatteur qui est montré de la femme occidentale moyenne des années 1960, et plus largement de la société, mais cela permet de refléter une vérité à laquelle il faut faire face. Le consommateur est représenté comme un robot qui ne réfléchit pas et qui fait les choses par automatisme. La société réunit tous les consommateurs dans un même endroit, et souvent au même moment : en fin d’après-midi. Alors même que l’on croit s’émanciper en accroissant notre pouvoir d’achat et en accumulant les objets et produits de consommation, notre personnalité et notre liberté son neutralisées par ces supermarchés et ces nouveaux modes de fonctionnement. Finalement, cette œuvre qui représente la solitude, le désespoir et la médiocrité, nous fait ressentir de la répulsion, du dégoût, de la pitié et de la compassion, mais reflète une vérité en dénonçant les vices d’une société consumériste.

 

 

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Supermarket_Lady

http://histoiredarts.blogspot.com/p/duane-hanson-supermarket-lady-1969.html

 

Publicité
8 mars 2023

Qu’est-ce qui distingue un objet d’une œuvre d’art ?

La différence entre un objet de consommation et une œuvre d’art réside dans la fabrication et le but final de leur création.

Alors qu’un objet de la vie courante est un produit de consommation, qu’il est standardisé, qu’il a une utilité, ce n’est pas la cas d’une œuvre d’art, qui elle, est faite pour transmettre des émotions, faire passer des messages. La différence entre un objet de consommation et une œuvre réside également dans la technique de réalisation et de production. Nous évoquerons le travail de Julien Garcia, interviewé précédemment.

 

Nous avions interviewé Julien Garcia précédemment, cet artiste sculpteur français réalise des œuvres, qui prennent souvent la forme d’animaux, à partir d’objets du quotidien. Ainsi, nous en sommes arrivés à se poser la question suivante : « Qu’est-ce qui distingue un objet d’une œuvre d’art ? ».

 

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=138535921607261&set=pb.100063525609788.-2207520000.&type=3

 

Utilité, standardisation, rareté, durée, émotions

Un objet quelconque possède une utilité, tandis qu’une œuvre d’art n’en n’a pas forcément une, elle a plutôt des qualités esthétiques, on dit qu’elle est « belle ». Ensuite, l’objet peut être reproduit mais aussi remplacé, il est standardisé pour être reproduit en milliers d’exemplaires, pour que tout le monde puisse l’acheter, le consommer. Une œuvre d’art quant à elle est unique : elle a été réalisée par un artiste, ici Julien Garcia, et un seul exemplaire a été conçu. Elle a une valeur plus spéciale et la rareté la caractérise.

Souvent, l’œuvre d’art est faite pour durer dans le temps, contrairement à un objet qui va rapidement s’user et qui est fait pour être remplacé. Cela est mis en place à travers la société de consommation afin que l’objet dure moins longtemps que ce qu’il pourrait durer, pour pousser la consommateur à racheter souvent : exemple avec les smartphones. L’objet est aussi fait pour évoluer, on va sans cesse innover afin d’y ajouter de nouvelles fonctionnalités et options, ou les rendre plus performant. L’exemple précédent est toujours valable, on va notamment ajouter des caméras pour améliorer la qualité des photographies, rendre les nouveaux smartphones plus compacts et donc plus légers, rendre l’assistant plus performant (Siri pour Apple, l’assistant Google etc.), améliorer la fluidité…

On peut vouloir acheter une œuvre d’art notamment pour sa rareté, pour remplir une collection, afin de posséder la création unique d’un  artiste reconnu.

Enfin, une œuvre d’art permet de transmettre des émotions, de faire passer des messages afin de changer les mentalités. L’objectif de Julien Garcia est de sensibiliser à la société de consommation en montrant les tonnes de plastique rejetées et à usages uniques car toute cette matière n’est que très rarement recyclée. Il souhaite également sensibiliser les plus jeunes.

 

La technique

L’œuvre est une performance artistique, impossible à recréer à l’identique, seule la technique peut être renouvelée, ici la technique utilisée est principalement du modelage, puis du collage. Et justement c’est aussi la technique qui les différencient, un objet fait dans une usine est reproduit des milliers de fois à l’identique, comme dit précédemment, dans un but de production de masse afin que les acheteurs consomment encore plus.

Si on se concentre sur le mot « technique », on observe que jusqu’à l’époque de la Renaissance, l’art et la technique se confondaient. Si on creuse dans l’origine du mot « art », on remarque que c’est un dérivé du latin « ars » qui signifie « habileté, connaissance technique ». En Grec c’est « Tekhnê », ce qui se rattache au savoir-faire permettant de créer un objet. Ce mot englobe donc à la fois le savoir-faire d’un artiste et d’un artisan. Il n’y a donc pas vraiment de technique utilisées par les robots dans les usines car la technique est propre à l’humain.

Aujourd’hui, l’art contemporain casse la frontière entre art et technique, certains artistes font d’un simple objet une œuvre d’art. En effet l’art peut ne plus avoir de caractère esthétique et exister en plusieurs exemplaires (aussi dans le design), et même être éphémère.

 

 

Sources :

https://ggpphilo.files.wordpress.com/2014/06/art-cours-textes.pdf

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=138535921607261&set=pb.100063525609788.-2207520000.&type=3

7 mars 2023

Interview d’un artiste du recycl’art

Faire passer des messages à travers l’art du recyclage, c’est ce que fait Julien Garcia, un artiste français, né à Toulouse en 1967. Il souhaite éveiller les consciences et sensibiliser à la surconsommation en créant des œuvres principalement inspirées de la nature. Voici son interview.

 

- Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter ?

 

Julien Garcia, je vis et travaille à Chantilly dans l'Oise, je suis sculpteur, et j’ai un fils de 9 ans.

 

- Pour vous, qu’est-ce que l’art ?

L'art est le moyen de passer des messages divers et variés par la création d’œuvres écrites, chantées, peintes, sculptées, …

 

- Et l’art du recyclage ?

L'art du recyclage est l'utilisation d'un matériau ayant une autre utilité de base, pour créer.

 

- A quel mouvement artistique appartenez-vous ?

Le nouveau réalisme mais en réalité j'ai différentes influences : la mosaïque, l'art africain surtout, mais aussi l’univers de Star Wars et autres séries de fiction pour le coté engrenages robotiques.

 

- Quelle formation vous avez suivie ? Avez-vous fait les Beaux-Arts, ou êtes-vous autodidacte ?

Et depuis combien de temps vous exercez ce métier ?

Je suis totalement autodidacte, j'ai commencé vers 2005 mais je suis immatriculé en tant qu'artiste depuis 2009.

 

- D’où vous vient votre inspiration et pourquoi représenter principalement des animaux ?

La nature me donne une source intarissable de création et de fait est ma source d’inspiration principale, les animaux en sont une des composantes et j'ai beaucoup d'affection pour eux.

 

- Quel message voulez-vous faire passer ?

Sensibilisation à la surconsommation, au recyclage, au rôle des animaux dans la société.
            

- Selon vous, qu’est-ce que la société de consommation ? Comment la dénoncez-vous ?

Dans la société de consommation tout est basé sur le profit, la rentabilité et la production parfois inutile dans le but de créer des besoins inutiles pour pousser l'homme à consommer dans le but de faire des profits.

 

- Pouvez-vous m'expliquer le processus de création de vos œuvres ?

Je pars d'un squelette en fil de fer galvanisé ou en bois selon la taille, je fais dessus un modelage en papier compressé et scotch, puis je colle ma mosaïque, et enfin une couche de résine époxy en finition.

       

- Où vous procurez-vous vos matériaux ?

Dans la vie courante de tous les jours : objets cassés ou obsolètes divers comme les jouets, télécommandes, ordinateurs, emballages durs,  …
                

 

 

- Pour vous, qu’est-ce que la conscience écologique ?

Selon moi c'est le fait de savoir que nous avons des ressources limitées et que l'homme détruit la planète par son mode de vie.

 

                

 

- Et comment l’art nous fait-il réfléchir à notre consommation (et contribue-t-il à l’évolution de la pensée) ?

Par le biais d’œuvres à portée écologique peut être pouvons-nous contribuer à sensibiliser à une autre société basée sur moins de sur consommation, notamment sur les enfants qui représentent l'avenir, mes sculptures attirant beaucoup les enfants lors de mes expositions j'essaie à mon petit niveau d'y participer.

 

 

Sources des photographies :

https://www.facebook.com/people/Julien-Garcia-Artiste/100063525609788/?sk=photos

7 mars 2023

Le Pop Art et la dénonciation de la société de consommation

La société de consommation chez Andy Warhol, un artistique connu du Pop Art.

Le Pop Art est un mouvement artistique apparu dans les années 1960 aux Etats-Unis, il s’inspire du consumérisme et de la publicité. Andy Warhol est un artiste américain du XXème siècle et le principal représentant de ce mouvement. Ici, nous analyserons son œuvre « Campbell’s soup cans » de 1962.

 

Une œuvre du XXème siècle qui s’inspire de la société de consommation

Après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, le monde connait une période de forte croissance économique : Les Trente Glorieuses. Nos modes de consommation changent et notre mode de vie s’améliore. Le terme de « société de consommation » apparait dès la seconde moitié de XXème siècle. Il désigne un système économique et social basé sur la production de biens et de services dans des quantités toujours plus grandes, et la création de besoins dans le but de pousser à la consommation.

Dans les années 1960, aux Etats-Unis, apparait le mouvement du Pop Art, qui s’inspire du consumérisme et de la publicité.

 

 

« Campbell’s soup cans », Andy Warhol, 1962

 

L’œuvre « Campbell’s soup cans » d’Andy Warhol, réalisée en 1962 est un exemple connu de la représentation de la société de consommation. Composée de 32 toiles représentant chacune une boîte de conservation de soupe Campbell, de toutes les variétés proposées par la marque à l’époque, et mesurant individuellement 50,8 x 40,6 cm. Elles ont été imprimée sur un fond blanc et de couleurs principalement rouges et blanches. L’artiste a utilisé la peinture, mais surtout la sérigraphie, jusqu’ici utilisée dans la publicité, qui est une technique d’imprimerie mettant en place un écran de tissu et la superposition de plusieurs pochoirs sur des supports variés.


Comment interpréter cette œuvre ?

Cette œuvre d’Andy Warhol peut être interprétée de différentes manières. Certains y voient une critique de la société de consommation, tandis que d'autres la perçoivent comme une célébration de la culture populaire. Celle-ci, aussi appelée pop culture, a pour but de plaire au plus grand nombre, elle représente l’inverse d’une culture élitiste qui ne concernerait qu’une partie plus instruite ou aisée de la population.

Andy Warhol détourne les règles de l’art, et remet en question le caractère unique de l’œuvre, à travers la capacité à en reproduire à l’infini. Il créé une esthétique industrielle et répétitive et remet en question la notion d'art en mettant en avant des objets de consommation courante à la place des sujets traditionnels de l'art. L'utilisation de la soupe en conserve, un produit bon marché et accessible à tous, remet en question les barrières socio-économiques qui existent dans le monde de l'art.

Cependant, plus les images sont déclinées et plus elles perdent leur impact et leur identité, tout comme les objets standardisés.

Finalement, nous pouvons surtout penser que l’artiste met en avant la modernité des modes de commercialisation en montrant les plus petits détails sur chaque produit et en exposant leur place importante dans le quotidien.

 

 

Sources :

https://www.kazoart.com/blog/loeuvre-a-la-loupe-campbells-soup-cans-d-andy-warhol/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Campbell%27s_Soup_Cans

 

6 mars 2023

L’esthétisation du monde, un changement dans notre consommation

L’apparition d’un univers esthétique dans le monde de l’achat et de la vente a changé notre manière de consommer.

L’univers consumériste a intégré une dimension esthétique à notre monde et l’a généralisée à de nombreux domaines tels que l’alimentaire, la mode, les pubs, le cinéma, le multimédia et bien d’autres. L’esthétique attire et les marques l’ont bien compris. Ce n’est pas un phénomène nouveau, mais Gilles Lipovetsky, dans son livre « L’esthétisation du monde » parle cependant d’hypermodernité.

 

L’esthétisation du monde, un livre de Gilles Lipovetsky

Le capitalisme, est un mode de fonctionnement économique et social dans lequel l’objectif est la recherche constante du profit. Ainsi, le capitalisme d’hier était centré sur le développement de la consommation de masse, tandis que pour Gilles Lipovetsky et Jean Serroy, auteurs du livre « L’esthétisation du monde », il est aujourd’hui axé sur l’esthétique et l’hypermodernité à travers la mode et la consommation de façon générale. Ils parlent d’hyperconsommation et de transesthétique, mais également de capitalisme artistique ou créatif. La beauté est devenu un d’argument central pour attirer et pousser le consommateur à l’achat.

 

L’esthétisation du monde – Gilles Lipovetsky et Jean Serroy – 2016

https://www.cairn.info/l-esthetisation-du-monde--9782070469192.htm

Selon les auteurs, les domaines industriels et culturels, ou économiques et esthétiques sont désormais à envisager de manière interdépendants. Ils parlent d’une « esthétisation de l’économie » et changent l’image du capitalisme : « Si le capitalisme engendre un monde “inhabitable” ou “le pire des mondes possibles”, il est également à l’origine d’une véritable économie esthétique et d’une esthétisation de la vie quotidienne » (p. 12). De plus, ls expliquent que l’arrivée de la société de consommation s’est faite avec la mise en place des grands magasins, la publicité moderne, le développement du design et du packaging.

 

L’hyperconsommation, un mode de production esthétique

Aujourd’hui, une stylisation des biens et des lieux marchands a été intégrée à notre société, et l’esthétique se retrouve dans tous les domaines : dans l’alimentaire, la mode, les pubs, le cinéma, le multimédia, la décoration, le show-business (métiers du spectacle). Tout cela peut être regroupé avec un seul terme : le design. On différencie le design de produit (objets industriels), de textile (les vêtements), d’espace (l’architecture, le paysagisme…) et le design de communication (la publicité, le multimédia, le graphisme). Le but est d’attirer l’attention grâce aux graphismes, aux couleurs, à la police d’écriture, afin de pousser à la consommation. Un univers est mis en place autour de l’artistique, de la beauté.

Les consommateurs développent donc des besoins esthétiques de consommation. La beauté et le style deviennent des arguments de vente indispensable pour les marques. Un beau design renvoie également au positif et améliore la confiance des gens et l’envie forte d’acheter. Auparavant, nous achetions un produit pour sa fonction, mais avec ce phénomène, nous nous auto-créons un besoin esthétique. Les tendances, l’envie de suivre les modes, d’appartenir à un groupe ou à une classe sociale, en achetant par exemple un produit considéré « pour les riches », tout cela suscite un besoin émotionnel. Un logo ou un slogan est également fait pour créer un lien entre le vendeur et l’acheteur, et peut servir à la représentation d’une minorité. Cela améliore donc la confiance des consommateurs, leur envie d’acheter et leur fidélité, et augmente les liens et les échanges entre les deux acteurs.

Finalement, plus l’esthétique a pris de la place dans le monde et plus il a créé des attentes artistiques et émotionnelles auprès des consommateurs, ce qui influence continuellement la demande sur les marchés.

 

 

Sources :

https://www.cairn.info/l-esthetisation-du-monde--9782070469192.htm

https://www.scienceshumaines.com/l-esthetisation-du-monde_fr_30831.html

6 mars 2023

L'art écologique au service de la nature

L'art écologique, pratiqué par des scientifiques et des militants en plus des artistes, permet de restaurer, de dynamiser et de valoriser l'environnement.

Avertir, agir et rêver, ce sont les trois piliers pour parler de l'environnement et s'engager pour sa cause selon Paul Ardenne, historien de l'art. L'art écologique permet de réaliser des projets tels que la restauration et la valorisation de la biodiversité.

 

L'art au service de l'environnement

L'art écologique est un art qui s'est développé dans les 50 dernières années. Dans une vidéo de Museum TV intitulée « L'art au service de l'environnement », Paul Ardenne, un historien de l'art, explique qu'il faut 3 choses pour parler de l'environnement et sensibiliser à sa cause.

 

     https://www.youtube.com/watch?v=as_1Yvxc4hs&t=195s

La première, avertir, car la situation est urgente, les écosystèmes sont en danger à cause du réchauffement climatique. L'artiste est un « lanceur d'alerte », il a la capacité de faire passer le message au public. Dans la vidéo, il en parle en prenant l'exemple d'un artiste Cambodgien qui dénonce la monoculture de l'hévéa, l'arbre à caoutchouc, qui détruit les écosystèmes locaux.

Ensuite il faut agir : « Il faut faire quelque chose, les artistes contextuels qui s'engagent dans des cas précis peuvent faire de la reforestation » explique Paul Ardenne. Jérémy Godé est un artiste français qui, avec des chercheurs, travaille pour la sauvegarde des barrières des corail, un symbole de la biodiversité qui est mis en danger. Il créé des résilles (filets à mailles) biodégradables et les dispose sur les coraux malades, ce qui permet de les protéger et sert de support à la faune et la flore.

Enfin, il parle de faire rêver, et évoque Nicole Dextras, une artiste française créant des robes végétales. « On ne peut pas être dans un rapport sympathique avec l'environnement dans lequel nous vivons sans imaginer que cet environnement aille mieux, soit réparer » explique-t-il.

 

L'art écologique

Aujourd'hui, beaucoup d'artistes considèrent que c'est leur devoir d'avertir le public sur la situation climatique et les dangers pour l'environnement. L'art écologique est une pratique et un genre artistique ayant pour but de préserver, de dynamiser et de restaurer la biodiversité, les écosystèmes, et toute ressource naturelle de la Terre. Il se différencie de l'art environnemental, qui utilise des matériaux provenant de la nature, car il implique également des actions d'interventions sociales et militantes. Enfin, l'art  écologique aborde des sujets tels que la culture, la politique, l'économie, et l'éthique, et de tout ce qui a un impact sur les écosystèmes.

Les personnes qui pratiquent cette forme d'art réalisent des projets de gestion, de réhabilitation, de dépollution mais aussi d'éducation à l'environnement. En effet, il est important, comme l'a dit Paul Ardenne, d'avertir, d'informer, d'expliquer et d'enseigner et de transmettre au public les connaissances indispensables afin de faire évoluer les mentalités, et ainsi d'aider de nouvelles personnes à s'impliquer dans des objectifs et des projets axés sur les écosystèmes. Les artistes, scientifiques, militants et toute personne engagée dans l'art écologique nous proposent une nouvelle solution pour aider l'environnement et pour que l'être humain soit en cohésion avec la nature et l'intègre entièrement dans le fonctionnement de notre société, alors qu'attendons-nous ?

 

 

Sources :

https://www.youtube.com/watch?v=as_1Yvxc4hs&t=195s

Wikipédia.org

Publicité
1 2 > >>
Art et consommation
  • L'industrialisation et la fabrication de masse des produits nous ont menés à un phénomène de surconsommation. "Consommer autrement", c'est le sujet que nous allons aborder. Le domaine de l’art introduit rapidement ce thème.
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Archives
Publicité